Avrac A’davrac : toujours ouvert, un client à la fois

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François Vincent soulignera, le 26 avril prochain, le premier anniversaire de son épicerie zéro déchet Avrac A’davrac, située sur le boulevard Bourque. Loin de se douter que sa deuxième année en tant qu’entrepreneur s’entamerait dans un grand chamboulement du quotidien, en raison des impacts de la COVID-19, il dit tenir tout de même le phare jusqu’à maintenant et mise sur la fidélité et la confiance de sa clientèle. L’épicerie zéro déchet reste ouverte, mais avec un fonctionnement différent pour les prochaines semaines.

Le propriétaire d’Avrac A’davrac n’a pas d’employés. Depuis l’ouverture de son entreprise, au printemps dernier, François Vincent répond à lui seul à la clientèle, dans un local de 1 600 pieds carrés, qui met de l’avant une multitude de produits en vrac. En cette période de pandémie, il avoue que le fait de travailler seul à de nombreux avantages.

« L’achalandage a augmenté chez nous, indique M. Vincent. C’est vrai que le mot vrac peut faire peur à certaines personnes en ce moment, mais lorsque je leur explique comment je gère la crise, ils sont rassurés. Puisque je suis seul en boutique, je contrôle tout ce qui rentre et tout ce qui sort du commerce. »

Au cours des derniers jours, des mesures additionnelles avaient été prises afin de s’assurer de respecter les règles d’hygiène mises en place en lien avec la COVID-19. Mais aujourd’hui (23 mars), M. Vincent apporte de nouveaux changements. Dorénavant, les clients devront préparer une liste d’épicerie au préalable.

« Les clients vont me remettre leurs contenants à l’entrée, mais ils ne pourront pas se promener dans la boutique, explique-t-il. Je pense que ce système peut fonctionner à grande échelle. »

De marin pêcheur en France à entrepreneur au Québec

Originaire du sud-est de la France, François Vincent a quitté son pays d’origine pour Sherbrooke en 2006. Il a toujours eu un intérêt prononcé pour l’environnement. « Petit, j’habitais aux alentours de Lyon et je ramassais régulièrement les déchets laissés par les campeurs », souligne-t-il. Adulte, il est devenu marin pêcheur, puis plongeur de bord. « J’effectuais des fouilles archéologiques dans un fleuve français, le Rhône. Je pouvais voir passer dans le courant des sachets et des bouteilles de plastique, qui flottaient et se dirigeaient tout droit vers la mer. »

C’est seulement plusieurs années après son arrivée au Québec que le propriétaire d’Avrac A’davrac a décidé de se lancer en affaires, suivant le modèle de l’épicerie zéro déchet Méga Vrac, à Montréal. « Je suis tombé amoureux du concept et j’ai voulu le recréer à Sherbrooke, souligne-t-il. Il y a de la place pour plusieurs commerces zéro déchet.  Je trouve ça extraordinaire de vivre de ma passion. J’aime voir les gens découvrir des produits et adhérer au zéro déchet », poursuit celui qui a eu recours aux services de Pro-Gestion Estrie pour la création de son plan d’affaires.

Fruits et légumes frais, produits laitiers, fruits séchés et noix, huiles et vinaigres, herbes et épices, farine, graines et céréales, pâtes alimentaires, café et thé, produits de soins corporels, articles écologiques, produits ménagers, et encore; l’objectif est de respecter dans la mesure du possible le zéro déchet et l’achat local. Avrac A’davrac collabore entre autres avec des entreprises sherbrookoises, dont Jardi, La boîte à légumes, ainsi que Fruits et légumes de l’Estrie. Pour les sacs réutilisables et les sacs de fruits et légumes, l’entreprise retient les services de Chacun son sac, Mommy Bear, Kidsak, Création Diamel et Karité Delapointe, toutes des entreprises sherbrookoises.

Pour une question de logistique et pour respecter le concept du zéro déchet, on ne retrouve aucune viande dans le commerce. « Je pourrais avoir de la viande congelée, mais j’aurais besoin de sacs de plastique non recyclables, ce qui va à l’encontre des valeurs de mon entreprise, explique M. Vincent. De plus, c’est énorme la gestion de viande. Je préfère laisser ce rayon aux boucheries. Nous en avons de très belles dans la région. »

Le zéro déchet, une façon de vivre qui touche de plus en plus de gens?

Le propriétaire d’Avrac A’davrac l’avoue, il y a encore énormément de travail à faire lorsqu’on parle d’environnement et du mode de vie des citoyens. Les fausses affirmations et le marketing vert nuisent à la situation, selon lui.

« On se bat beaucoup avec le marketing vert. Les bannières peuvent prôner un message qui, au final, donne l’impression aux consommateurs de faire quelque chose de bien pour l’environnement, mais qui peut avoir l’effet contraire. Juste en lisant sur les médias sociaux, on s’aperçoit que très peu de gens comprennent vraiment la situation. Plusieurs font de fausses affirmations.  Il y a aussi les sceptiques qui se demandent encore si nos petits gestes changent vraiment quelque chose et si c’est important de s’inquiéter pour l’environnement. »

Pour en savoir plus sur ce commerce sherbrookois ou sur le zéro déchet, rendez-vous au avracadavrac.ca. Pour lire d’autres histoires sur de belles entreprises de chez nous, visitez le progestion.qc.ca ou la page Facebook de Pro-Gestion Estrie.

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