De l’Amérique du Sud au Québec, le bonheur d’élever des alpagas

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Il  y a dix ans, les citadins Guy Blouin et Sonia Faggion ont eu envie de troquer la ville pour la campagne afin de faire l’élevage d’animaux. Peu de temps après ce souhait, le couple entamait la folle aventure d’élever des alpagas.

C’est en Amérique du Sud que l’on retrouve le plus grand nombre d’alpagas (plusieurs millions). Au Québec, le chiffre est bien moindre avec à peine une soixantaine de propriétaires de troupeaux (en moyenne 50 alpagas). L’élevage d’alpagas au Québec est plutôt nouveau (environ 20 ans), mais l’engouement se fait sentir depuis quelques années. Après tout, cet animal a un joli minois, il est indépendant, peu agressif et procure une fibre haut de gamme qui est sept fois plus chaude que le mouton.

C’est sur leur fermette appelée Alpagas de l’Adret, située sur le Chemin Hamel dans le secteur de St-Élie, que le couple Blouin-Faggion élève leur trentaine d’alpagas. Ces derniers vivent dans un enclos d’environ deux acres, qui comprend une section pour les femelles et une section pour les mâles reproducteurs et les crias (bébés). Notons qu’ils partagent leurs espaces avec des poules et des coqs.

Comme la majorité des éleveurs d’alpagas au Québec, la fermette Alpagas de l’Adret a été construite davantage pour le plaisir que pour en faire un gagne-pain.

« Il faudrait avoir au moins 100 alpagas pour pouvoir en vivre, indique Mme Faggion. Dans notre cas, il s’agit d’une passion. Nous ne travaillons pas à temps plein sur la ferme, puisque nous avons chacun un autre emploi. »

Même s’ils possèdent qu’une trentaine d’alpagas, les propriétaires font annuellement la tonte (en mai) afin d’en récupérer la fibre.

« On tond nos alpagas une fois par année pour récolter la fibre, mais aussi pour ne pas qu’ils souffrent de chaleur l’été, explique Mme Faggion. Ensuite, on nettoie la fibre et on l’envoie dans un mimi-moulin pour le filage. Les fils nous reviennent prêts à tricoter, à tisser ou à crocheter. Puisque je n’ai pas le talent pour le tricot, nous avons des personnes très habiles qui tricotent pour nous. »

Foulards, mitaines, bas, tuques, gilets, couvertures et encore; une foule d’objets confectionnés à la main sont vendus dans une petite boutique établie à la même adresse que la fermette. Puisque la production est limitée sur place, la majorité des vêtements sont importés du Pérou, mais ils ont été fabriqués de manière équitable.

Pour ceux et celles qui auraient envie de visiter la fermette et la boutique, notons que les portes sont ouvertes au public tous les samedis et dimanches, de 13 h à 17 h.

« Nous faisons la visite de la fermette et nous répondons aux questions des visiteurs, souligne M. Blouin. Les gens peuvent entrer dans l’enclos pour prendre des photos et voir de plus près les animaux. Ici, nos alpagas sont habitués de voir des gens et de se faire flatter. »

 

Pour en savoir plus sur cette ferme : www.alpagasdeladret.com.

Rendez-vous sur la page Facebook Agriculture Sherbrooke pour découvrir d’autres producteurs d’ici.

 

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