Ferme Monark : la philosophie de la permaculture au cœur de sa production

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Martin Poirier est propriétaire de la Ferme Monark, une petite entreprise de production maraichère qu’il a créée il y a moins de deux ans. Sa particularité? Il se sert des principes de la permaculture pour sa production.

Martin a toujours eu de l’intérêt pour le milieu agricole. Ses parents étaient propriétaires d’une érablière et il a travaillé de nombreuses années sur la ferme laitière voisine de l’entreprise familiale. Mais c’est lorsqu’il a quitté le Québec pour une aventure dans l’Ouest canadien qu’il s’est découvert un intérêt pour les fermes maraichères. Il s’est développé une réelle passion pour ce domaine, se voyant même propriétaire d’une petite ferme.

« À mon retour à Sherbrooke, j’ai mis ce rêve de côté, parce que je croyais qu’il était impossible d’acheter une terre en ville, particulièrement en raison des coûts, explique Martin. J’ai fait d’autres métiers et je suis finalement revenu à ma passion. J’ai un autre emploi puisque je ne vis pas de l’agriculture pour le moment, mais mon patron m’autorise à avoir un horaire flexible, ce qui me permet de poursuivre ma passion et d’accomplir mes projets. »

Lancée à Sherbrooke en 2018, la ferme Monark se spécialise dans la permaculture, une méthode systémique de jardinage respectueuse de la nature, qui vise à créer un écosystème harmonieux, productif et autonome. « Mon but est d’être le plus productif possible, dans le moins d’espace possible. Je me sers du processus d’économie circulaire où rien ne se perd. »

Spécialisé en production maraichère, Martin travaille certaines productions directement à son domicile, puisqu’elles demandent un minimum d’espaces. D’autres productions cependant nécessitent davantage d’espaces. Il est d’ailleurs à la recherche d’une terre à Sherbrooke. C’est que la saison dernière, pour une question de logistique, une partie de sa production a été transférée à St-Denis-de-Brompton. Mais récemment, il a décidé de ramener sa production à Sherbrooke, dans le but de se rapprocher de son foyer situé dans le secteur de St-Élie et faciliter ainsi son travail de producteur. Avis, donc, aux propriétaires qui aimeraient louer une partie de leur terre.

Tomates et champignons

Depuis son long séjour dans l’Ouest canadien, Martin a développé des aptitudes particulières en lien avec les champignons comestibles. Il cultive le pleurote et le strophaire, et dès l’an prochain il ajoutera à sa production le shiitake, qui aurait des propriétés antioxydantes. Les champignons produits par la Ferme Monark sont vendus en partie à des restaurants, mais aussi à des particuliers grâce au bouche-à-oreille.

La particularité de ces productions? Les champignons poussent à travers les plants de tomates, dans le but de créer un échange symbiotique. « Le champignon produit du mycélium qui se répand à travers le sol. Le mycélium devient un transporteur de nutriments et d’eau pour les plants de tomates », explique Martin, qui peut donc diminuer fortement l’arrosage.

Et puisque rien ne se perd dans la philosophie retenue par Martin sur sa ferme, les coquilles d’œufs sont utilisées pour faire du calcium, les résidus de légumes sont donnés aux animaux et le purin d’ortie est utilisé pour créer des engrais et des insecticides.

La Ferme Monark entamera sa troisième saison d’activités au printemps prochain. Parmi les projets de Martin, notons la poursuite de ses ateliers sur les champignons comestibles offerts au public. Il aimerait aussi commencer à cultiver des asperges.

Pour plus de détails sur cette entreprise, visitez la page Facebook Ferme Monark. Pour lire d’autres histoires inspirantes des milieux de l’agriculture et de l’agroalimentaire d’ici, rendez-vous sur la page Facebook Agriculture Sherbrooke ou sur progestion.qc.ca.

 

 

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