Génération d’Encre : entrepreneurs habiles et artistes passionnés!

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Propriétaires du salon de tatouage Génération d’Encre et des produits de soins Atomik Wave, Karl Roy et Amy-Lee Gosselin sont passionnés par leur métier et leurs projets d’affaires. Récemment, ils ont décidé de s’impliquer dans la communauté en présentant des conférences pour sensibiliser les jeunes au tatouage et à l’estime de soi.  

À Sherbrooke, on retrouve environ 40 à 50 artistes tatoueurs. Chacun doit donc trouver sa niche, son propre style et ses forces pour se démarquer du lot. Karl Roy et Amy-Lee Gosselin tirent très bien leur épingle du jeu. Le couple, qui cumule à deux plus de trente ans d’expérience dans le domaine, a ouvert son salon de tatouage il y a deux ans, sur la rue Wellington Nord. Quelques années auparavant, les deux artistes entrepreneurs lançaient la gamme de soins pour tatouage Atomik Wave.

« Je fais du tatouage depuis plus de 20 ans, indique Karl. Pour sa part, Amy-Lee en fait depuis une dizaine d’années. Il y a cinq ans, lorsqu’on s’est rencontrés, on a décidé de se lancer dans un projet de crème de soins pour l’hydratation et l’entretien du tatouage. On avait remarqué une lacune à ce niveau. Les gens ne prenaient pas soin de leurs tatous et devaient donc avoir des retouches. »

L’objectif? Créer un produit composé que d’ingrédients naturels, à utiliser pendant le processus de tatouage, durant la période de guérison et pour l’hydratation quotidienne. « Nous étions vraiment motivés par le projet, lance Amy-Lee. On a mis toutes nos économies dans ce projet. Quatre ans plus tard, nous avons un distributeur pour le Québec et nous vendons aussi nos produits en ligne. Ça va bien et c’est grâce à ce projet que nous avons aujourd’hui notre propre salon de tatouage. »

Cette entreprise située au cœur du centro, Karl et Amy-Lee en rêvaient depuis un moment. « J’aime mon centre-ville, souligne le tatoueur sherbrookois. On a toujours aimé se balader sur la rue Wellington et c’était important pour nous d’avoir notre commerce directement sur cette rue. »

Doués autant pour le dessin que pour la réalisation du tatouage, Karl et Amy-Lee ont développé leur propre style et des porte-folios uniques. Et question de se tenir à jour, ils prennent part à de nombreuses formations et participent aussi à des conventions mettant en lumière des artistes tatoueurs qui les inspirent.

« L’équipement a tellement évolué en dix ans, explique Amy-Lee. Aujourd’hui, nous pouvons réaliser des tatouages plus détaillés et délicats. L’équipement d’avant ne nous permettait pas d’offrir un rendement aussi propre. Nous pouvons créer de véritables toiles maintenant! Il y a aussi beaucoup moins de préjugés concernant le tatouage. »

 

Créer, mais sensibiliser aussi!  

Étudiants dans la jeune vingtaine, enseignants, retraités septuagénaires ; leur clientèle est variée et provient de tous les horizons. « Nous sommes par contre plutôt Old School lorsqu’il s’agit de personnes mineures, précise Karl. On préfère ne pas tatouer les jeunes qui ont moins de 18 ans. À moins que le jeune soit accompagné de ses parents et qu’il soit bien conscient de ce qu’il s’apprête à faire. »

Et qui de mieux placés que Karl et Amy-Lee, tatoués des pieds au visage, pour comprendre l’importance d’être certain de sa décision. Karl et Amy-Lee présenteront d’ailleurs dans quelques semaines une première conférence de sensibilisation dans une école secondaire.

L’objectif? « On veut sensibiliser les jeunes au tatouage et à l’estime de soi, répond Amy-Lee. De plus en plus de jeunes se font tatouer sur des parties du corps très visibles, comme les mains et le cou. À cet âge, c’est souvent pour provoquer et c’est peu réfléchi. Cette décision pourrait leur nuire plus tard dans la vie. Il ne faut pas être impulsif. On doit prendre le temps de réfléchir pour ne pas avoir de regrets. On veut aussi conscientiser les jeunes aux risques de transmission de maladies par le tatouage. On en parle de moins en moins, mais les risques sont tout de même présents. Aujourd’hui avec Internet, on peut se commander une machine pour tatouer en claquant des doigts! D’ailleurs, Québec est la seule province au pays qui n’est pas réglementée à ce sujet. »

En tant qu’entrepreneurs passionnés, Karl et Amy-Lee aimeraient aussi passer un message d’espoir par leurs conférences. « Nous voulons dire aux jeunes de croire en leurs rêves et en eux-mêmes. Ce n’est pas toujours évident, mais c’est important d’avoir confiance en soi », souligne Karl. Notons que pour leur part, la confiance en soi n’a jamais été cachée bien loin. Ils avouent avoir l’appui de leurs proches et assumer entièrement leurs nombreux tatouages.

Ce message positif, ils aiment aussi le partager avec des entrepreneurs en devenir, en quête de conseils. En effet, le couple a été approché il y a quelques mois par Michèle Gilbert, conseillère en entrepreneuriat chez Pro-Gestion Estrie, pour accueillir dans leur environnement de travail des groupes de la démarche la Bosse des affaires, qui permet à des gens intéressés par l’entrepreneuriat d’explorer les différentes facettes de ce milieu, une démarche qu’a d’ailleurs complétée Amy-Lee avant le lancement de leur entreprise.

Les deux artistes tatoueurs sont aussi à la tête d’une convention de tatouage qui aura lieu en novembre 2020, au Centre de foires de Sherbrooke. Avis aux adeptes, aux curieux et aux tatoueurs de partout sur la planète, l’événement réunira plus de 80 kiosques au même endroit. Il s’agit d’une grande première à Sherbrooke.

Et quels sont les futurs projets liés à leurs entreprises? « Nous voulons conquérir le monde avec nos produits Atomik Wave! Pour le salon, par contre, l’objectif n’est pas d’agrandir ou de créer des succursales. On préfère n’avoir qu’un salon et être à la hauteur de nos exigences et des attentes de nos clients. »

Pour en savoir plus sur cette entreprise de Sherbrooke, visitez la page Facebook Génération d’Encre et le www.atomikwave.com.

Pour découvrir d’autres belles histoires d’entreprises d’ici, rendez-vous au progestion.qc.ca.

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