Les Vraies Richesses : un succès au centro qui s’amène maintenant à Rock Forest

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Depuis son ouverture dans la côte King, en septembre 2016, la boulangerie artisanale Les Vraies Richesses accueille un nombre impressionnant de clients qui ont pris l’habitude de venir chercher leurs pains, croissants, pâtisseries et repas faits sur place de façon régulière. Avis aux amateurs qui habitent Rock Forest, une deuxième succursale ouvrira ses portes sur la rue Léger dans quelques mois.     

Originaires de France, Jean-Pierre Oddo et Anne-Christine Bru sont arrivés au Québec en 1998. Première terre d’accueil : le Saguenay. C’est là-bas que Jean-Pierre, cuisinier de métier, a développé sa passion pour la boulangerie.

« J’ai toujours été attiré vers la boulangerie, mais à l’époque, quand j’ai commencé mes études en hôtellerie, c’était très mal vu, car on disait que c’était ceux qui ne réussissaient pas en hôtellerie qui faisaient ce métier. Au Saguenay, j’ai été approché par un entrepreneur qui avait une épicerie. Il m’a demandé d’intégrer son équipe pour faire du pain de type européen. J’ai accepté. J’ai suivi une formation et de là est née ma passion. J’ai abandonné la cuisine pour me consacrer à la boulangerie. »

En 2004, le couple (et leurs enfants) déménage en Estrie et ouvre une première boulangerie (qui portait un autre nom) à Stanstead. Quelques années plus tard, Jean-Pierre et Anne-Christine choisissent de mettre fin à ce projet pour plutôt s’installer à Sherbrooke et ouvrir la boulangerie artisanale Les Vraies Richesses. « Au départ, on voulait ouvrir notre boulangerie à Rock Forest, puisque c’est une partie de la ville qui en plein développement. De plus, c’est près de Magog. Finalement, nous avons eu un coup de cœur pour la bâtisse au centre-ville. »

Située à l’intersection des rues King Ouest et Gillespie au centre-ville, dans un local de 3 500 pieds carrés, la boulangerie Les Vraies Richesses connait un immense succès depuis son ouverture en 2016. À titre d’exemple, on vend sur place pas moins de 2 000 croissants par semaine. C’est sans compter les ventes de viennoiseries, de fougasses, de mille-feuilles, de baguettes pains, de brioches, de quiches, de sandwichs, de cafés et autres délices.

« Nos produits sont frais et faits tous les jours, souligne Jean-Pierre. Et pour éviter le gaspillage, nous donnons nos surplus le soir à l’Armée du Salut. »

Encore plus d’espace à la succursale de Rock Forest

L’équipe, qui comprend une quarantaine d’employés, commence drôlement à être à l’étroit. C’est d’ailleurs l’une des raisons qui ont amené les propriétaires à vouloir ouvrir une deuxième succursale. La deuxième boulangerie Les Vraies Richesses ouvrira ses portes d’ici l’été prochain. Elle sera située sur la rue Léger, dans la bâtisse de l’ancien commerce Vélomania.

« Nous allons pouvoir prendre possession des lieux en mars ou en avril prochain, précise le boulanger propriétaire. On commencera les activités avec une trentaine d’employés, dont certains déjà à l’emploi dans notre boulangerie du centre-ville. »

Avec ses 8 000 pieds carrés, le commerce pourra entre autres élargir ses activités. En ce sens, un nouveau projet issu d’une collaboration avec le programme en agriculture biologique du Cégep de Victoriaville est en préparation. L’objectif est de trouver des producteurs de grains anciens, qui fourniront dans un circuit court Les Vraies Richesses. Des chambres froides pour stocker les grains seront construites dans le bâtiment de Rock Forest. La boulangerie transformera elle-même ses grains en farine.

Une main-d’œuvre difficile à trouver   

Jean-Pierre et Anne-Christine ont 40 employés, dont cinq boulangers. Une trentaine de personnes s’ajouteront à l’équipe dans les prochains mois, lors de l’ouverture de la succursale de Rock Forest. Les propriétaires avouent qu’il est très difficile de recruter des boulangers au Québec.

« Nous avons beaucoup de boulangers qui viennent de la France, car on ne trouve pas ici, explique Jean-Pierre. À titre d’exemple, j’ai un ami qui enseigne la boulangerie à Longueuil. Il constate que les étudiants commencent l’école avec un rêve, mais lorsqu’ils sont plongés dans la réalité du travail, ils abandonnent. Selon lui, 75 % des étudiants abandonnent la première année. »

Les horaires de travail atypiques sont en grande partie responsables de ce désintérêt pour le métier. Jean-Pierre, comme bien d’autres boulangers, commence le travail à une heure trente du matin. Il indique que l’horaire sera bientôt changé pour certains membres de l’équipe, afin d’offrir plus de souplesse à ses employés.

Envie d’en savoir plus sur cette entreprise sherbrookoise ? Visitez lesvraiesrichesses.ca. Pour lire d’autres belles histoires d’entreprises d’ici, rendez-vous au progestion.qc.ca.

Notons qu’un texte complet sur le projet de transformation de grains en farine à la boulangerie Les Vraies Richesses sera mis en ligne prochainement.

 

Sur la photo, Jean-Pierre Oddo (à droite) en compagnie de quelques membres de son équipe.  

 

 

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