Des bars heureux d’ouvrir leur piste de danse!

Partager

Le modèle d’affaires nightclub est peu exploité à Sherbrooke depuis quelques années. Même s’ils ne sont pas nombreux, les commerçants qui vivent de ce modèle avaient bien hâte que le gouvernement autorise la réouverture des pistes de danse.

Premiers à avoir été fermés et derniers à rouvrir, les gestionnaires de bars de style nightclub poussent cette semaine un soupir de soulagement. Après un an et demi à interdire à leurs clients l’accès à leur piste de danse, ils ont enfin eu le ok du gouvernement. Oui, les clients peuvent maintenant danser dans les bars et même chanter dans les soirées karaoké, d’un bout à l’autre du Québec.

Est-ce que la clientèle sera au rendez-vous à Sherbrooke? « Ce qu’on entend, c’est que les gens ont très hâte de danser », lance d’emblée Marc Thibault, copropriétaire du Loubards, situé sur la rue Frontenac, au centre-ville. « Tous les bars qui ont comme revenu essentiel la piste de danse ont vécu des moments difficiles, poursuit-il. De notre côté, nous existons depuis 22 ans et la danse au Loubards est une institution à Sherbrooke. On espère que les gens reprendront leurs habitudes. Après tout, le passeport vaccinal est obligatoire et le masque sur la piste de danse aussi, alors les gens peuvent se sentir en sécurité. »

La Picole, qui a ouvert ses portes pour la toute première fois quelques semaines avant le début de la pandémie, rue Wellington Sud, a dû vivre aussi avec les embuches de la COVID-19. L’équipe avait bien hâte à la réouverture de son « dancefloor ». « Parfois, dans les derniers mois, on avait l’impression qu’un bar en 2021 n’était plus possible, indique Suzy Rainville, copropriétaire de La Picole. Cette nouvelle amène un vent de fraicheur à notre établissement et va nous permettre d’enfin opérer de manière normale, en donnant la meilleure des expériences à notre clientèle. »

C’est un grand soulagement aussi pour le Bar du Chat noir, situé rue King Ouest, qui peut accueillir jusqu’à 250 personnes sur sa piste de danse. «On a été patient, pas trop chialeux, mais là on est soulagé, souligne le propriétaire Stéphane Goulet. De nombreuses personnes nous appelaient pour savoir quand la piste de danse allait rouvrir. Le contact humain manque à beaucoup de gens. On va aussi reprendre nos thématiques qui fonctionnaient bien avant la pandémie, mais nous allons devoir nous diversifier davantage. Ça va prendre des années à couvrir les pertes engendrées par la pandémie et les restrictions. »

Le propriétaire du Bar du Chat noir n’est pas le seul à avoir enregistré de grandes pertes. Au Loubards, depuis la dernière année et demie, le manque à gagner est important. « On fonctionne en moyenne au tiers du revenu possible, souligne Marc Thibault. Avant la COVID-19, environ 300 personnes passaient au Loubards dans la soirée, les fins de semaine. Ce chiffre a diminué de beaucoup! Si on fait une moyenne de 25$ de dépense par client, on comprend rapidement que lorsque peu de gens se présentent au bar, les pertes sont importantes. »

Avis aux intéressés, le Loubards est à la recherche de personnes pour se joindre à leur équipe. Comme bien des entreprises dans le milieu de la restauration et des bars, plusieurs employés ont fait un changement de carrière en temps de pandémie ou se sont trouvé un deuxième emploi pour combler le manque à gagner, de sorte qu’ils n’ont plus autant d’heures à offrir à leur employeur. Il y a quelques semaines, le Loubards a même été forcé de laisser ses portes fermer un samedi soir, en raison d’un manque de personnel. Une première en 22 ans d’existence. « On cherche des personnes d’expérience, mais on est aussi prêt à former des gens. Il y a un besoin criant de relève et on a de beaux chiffres à offrir aux étudiants. On est une belle équipe! »

Populaire entre autres pour ses soirées karaoké, le bar Le Figaro, situé dans l’est de la ville, a eu plus de chance, indique son propriétaire Stéphane Goulet (même propriétaire que le Bar su Chat noir). « Malgré les restrictions, les chiffres étaient bons au Figaro. Mais les soirées karaoké étaient tout de même très attendues! Nous avions aussi développé, avant la COVID-19, un concept de danse country le dimanche, qui reprend maintenant. Pendant la pandémie, nous avons fait des rénovations pour donner au bar un look country rock. On a aussi doublé l’espace, en récupérant l’espace cuisine, qui n’est plus exploité. »

Photos dans le texte :

La Picole (gracieuseté Facebook)

Le Loubards

 

Partager

Articles récents

Actualités, Entreprise d'économie sociale

Quand notre histoire nous est contée!

22 novembre 2021

Actualités

Des bars heureux d’ouvrir leur piste de danse!

18 novembre 2021

Articles Reliés

Actualités, Entreprise d'économie sociale

Quand notre histoire nous est contée!

22 novembre 2021

Actualités

Des bars heureux d’ouvrir leur piste de danse!

18 novembre 2021
Toutes les publications