MUR MURA: la belle histoire derrière cette nouvelle entreprise

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L’artiste spécialisée dans la conception, la réalisation et la restauration de murales, Raphaëlle Coulombe Allie, a lancé sa propre entreprise quelques mois avant que la crise de la COVID-19 fasse des siennes. Si son premier objectif de créer principalement dans les institutions de la santé a été  mis sur pause en raison des mesures sanitaires imposées en temps de pandémie, l’artiste a toutefois pu démontrer sa créativité dans d’autres milieux et ainsi s’ouvrir de nouvelles perspectives professionnelles.

Raphaëlle Coulombe-Allie a fait partie des artistes de l’organisme MURIRS pendant 14 ans, soit de 2005 jusqu’à la fin de l’existence de cet organisme qui, au fil du temps, a enrichi le centre-ville de couleurs et de plusieurs parcelles de notre histoire et de notre culture. Le talent de la dessinatrice et peintre se retrouve donc dans une vingtaine de murales du centro, ainsi que dans certaines institutions de la santé au Québec, réalisées par MURIRS.

Lorsque l’organisme a mis fin à ses activités, l’artiste sherbrookoise s’est tournée vers l’option de l’entrepreneuriat. Elle a d’ailleurs eu recours aux services de Pro-Gestion Estrie pour le programme Soutien au travail autonome (STA). Son objectif; se spécialiser dans la valorisation des milieux de vie dans les institutions de santé. La restauration de murales, la reproduction totale ainsi que la création de murales originales s’insèrent aussi dans l’offre de MUR MURA.

Les volets de la restauration et de la reproduction ont d’ailleurs pris de l’ampleur au cours de la dernière année.

« Mon objectif premier a été mis de côté avec la COVID-19, puisque je n’ai pas pu mettre les pieds en CHSLD. Plusieurs projets originaux avaient été entamés, mais ont dû être mis sur pause en raison de la pandémie. Mais la crise m’a permis de travailler sur des projets dans des lieux habituellement très achalandés. Par exemple, le projet de reproduction totale de deux murales à l’église St-Ephrem ou encore la création de la murale située aux Vraies richesses de Rock Forest.

La technique MUR MURA

La technique trompe-l’œil, bien visible dans les réalisations signées MURIRS, est en quelque sorte la signature de Raphaëlle. Sa minutie et sa logique mathématique font aussi partie de ses forces. Cette passion artistique, la Sherbrookoise la cultive depuis son enfance. « Quand j’étais petite, j’adorais peindre et je voulais devenir magicienne ou architecte, se rappelle-t-elle. Je joins donc mes trois passions dans mon travail. »

La création d’immenses murales nécessite une logistique plutôt impressionnante. « On ne voit pas ce que l’on fait lorsqu’on réalise d’aussi grandes murales. On se fie à des plans. Par exemple, pour la murale de la rue Aberdeen, c’était un grand défi technique de trompe-l’œil. De plus, on ne voyait rien de ce que l’on réalisait et on devait se fier aux plans que j’avais faits », explique Raphaëlle, précisant que cette murale fait partie des réalisations dont elle est le plus fière.

Autre réalisation qui la rend fière; la reproduction totale de deux murales à l’église St-Ephrem. « On doit se mettre dans la peau d’un autre artiste, puisque le but est de reproduire quelque chose qui a été fait il y a tellement d’années! C’est un travail minutieux, où l’on doit aller chercher tous les petits détails. On doit travailler parfois avec des images d’archives. À la limite, c’est un peu mathématique, on doit analyser les couleurs, les coups de pinceau et respecter les proportions. »

Les réalisations en milieu hospitalier

Lorsque les conditions le permettront, Raphaëlle reprendra ses mandats liés à la valorisation des milieux de vie dans les institutions de santé. Il s’agit d’un travail qui la stimule particulièrement. Et pourquoi des lieux comme les CHSLD? « Mon travail est de rendre l’endroit plus convivial, chaleureux. Ma paye, c’est de voir l’effet positif qu’apporte la murale sur des résidents qui, par exemple, souffrent d’Alzheimer ou d’autres problèmes cognitifs. L’effet est aussi positif sur le personnel, puisque ça rend l’environnement plus joyeux, chaleureux et apaisant. »

Parmi ses grandes réalisations dans les institutions de santé, notons un escalier interactif, au Centre de réadaptation de l’Estrie (dans le cadre de son mandat avec MURIRS). « Cet escalier de deux paliers en trois D sert comme outil de réadaptation physique chez les enfants. Nous avons travaillé avec beaucoup d’intervenants de la santé pour ce projet. »

Pour en savoir plus sur cette nouvelle entreprise sherbrookoise, rendez-vous au murmura.ca.

 

 

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